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  • Editions Non Nobis

Parole muselée et liberté d’expression en péril : ces pays où être auteur représente une menace

Victor Hugo a écrit : « Les écrivains ont mis la langue en liberté ». Baktash Abtin, Reza Khandan Mahabadi, Keyran Bajan, Arash Ganji et Kakwenza Rukirabashaija se sont emparés de cette arme en couchant les mots sur le papier. On s’insurge des mots, on craint leur menace aphone. On muselle les mots en enfermant l’homme. On soumet l’écrivain au silence mais depuis sa geôle retentit l’écho d’une nation endeuillée. La liberté d’expression était un droit, elle se mue en souvenir. Iran, Turquie, Biélorussie, Ouganda… dans ces pays l’adage « qui ne dit mot consent » devient caduque. L’auteur déborde de mots. Des mots qui exposent et qui dévoilent, des mots que l’État redoute ; des mots devenus ennemis silencieux dont on craint pourtant l’éloquence.

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