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Le dilemme de la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande

600.000. C’est le nombre d’ouvrages auxquels la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande souhaite épargner le pilon. Dans le vocable éditorial, le pilon est synonyme de destruction pour les livres invendus. Le même destin s’applique aux ouvrages lors des « désherbages » en bibliothèque. Les œuvres jugées vétustes ou obsolètes sont ainsi vouées à être détruites. Toutefois, la Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande s’est donnée pour objectif de se débarrasser de ces 600.000 livres sans en passer par le pilon. Malgré l’organisation de foires aux livres ou de dons leur initiative demeure à ce jour infructueuse.

L’espace libéré par ces 600.000 répond à une nouvelle politique de collaboration avec la communauté maori. L’objectif de la bibliothèque, en partenariat avec les Archives nationales, est d’alimenter les collections d’œuvres dédiées à la culture et à l’histoire des Maoris. Les deux institutions ont d’ailleurs élu en 2021 leurs premiers kaihautu (chef maori) respectifs, Ruki Tobin et Anahera Morenu.

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